Quelques heures de bus

Mardi 25 Mars 2025 ·

Hier soir, le guide nous a proposé de se lever vers 5h45 afin de voir le lever du soleil puis faire une séance de Taï Chi avant le petit déjeuner.

De mon côté, je préfère me lever un peu plus tard et quand même admirer les premières lueurs du jour. Aujourd’hui, le ciel est encore bleu mais moins voilé qu’hier.

Le petit déjeuner est à 7h30. Au menu : trois toasts avec deux œufs, du beurre, de la confiture, du fromage blanc et deux saucisses coupées en forme de calamars. C’est pas mal.

Le programme de ce matin est de faire un tour au choix à vélo ou en voiture électrique à Việt Hải, un petit village sur l’île de Cat Ba. Nous accostons à 8h00 et les vélos nous attendent. Ce sont des vélos sans vitesse avec des freins usagés, et le mien a le guidon tordu et un porte bébé. Au top!

Nous nous dirigeons à rythme tranquille vers le village, les paysages ici sont vraiment jolis avec beaucoup de végétation. S’il n’y avait pas la route, on pourrait croire que l’île est inhabitée. Après une petite bosse pour faire travailler les cuisses et un tunnel, nous arrivons au village.

Việt Hải à vélo

Dans ce village, il n’y a quasiment aucune circulation à scooter et à voiture thermique, presque uniquement des vélos et des voitures électriques. Ce calme est très agréable.

Nous faisons une pause devant un restaurant. Le guide nous propose au choix de se promener à pied ou à vélo dans le village pendant la prochaine demie heure, ou de faire un fish massage ici même. Nous testons le fish massage : les premières secondes sont vraiment étranges mais on s’habitue rapidement.

Il y a du taf

Je visite ensuite le village, un peu à pieds et un peu à vélo.

Việt Hải
Un water Buffalo

Après ma petite promenade, nous retournons vers le bateau. Arrivée à l’embarcadère, il y a maintenant énormément de monde.

Nous retournons sur la jonque se doucher et reprendre la croisière. Nous longeons Turtle Island, une île dont vous aurez je l’espère deviné la particularité.

Hòn Rùa aussi appelée Turtle Island

Après avoir longé Hòn Rùa, le périple commence à toucher à sa fin et nous nous dirigeons tranquillement vers Cai Beo, le village flottant de pêcheurs. Sur le chemin, nous croisons des pêcheurs : certains plongeant en combinaison au fond de l’eau, d’autres ramassant des coquillages ou des crustacés, les derniers avec des filets.

Des pêcheurs rentrant à Cai Beo
Cai Beo
La jonque paraît énorme en traversant le village flottant

Nous sommes six à prendre le repas pendant la traversée du village. En effet, les autre poursuivent la croisière une journée de plus et ils prendront le repas un peu plus tard. Nous n’avons pas très faim, il n’est même pas encore 11h.

Les repas sont toujours très varié

Le repas à peine terminé, nous arrivons à Bến Bèo pour débarquer et terminer officiellement cette croisière.

Le bus nous emmène ensuite à Hanoï où nous devons prendre un autre bus direction Sa Pa, au nord du pays dans un paysage plus montagneux. Nous devons y être pour un départ à 17h : c’est possible s’il n’y a aucun bouchon, mais ça ne laisse pas trop de marge.

Nous arrivons à Hanoï à 16h et filons retirer du cash pour pouvoir payer le séjour à Sa Pa. Ensuite, on enchaîne directement avec un taxi qui nous emmène à l’autre bout de la ville. Sortis du taxi, il nous reste quinze minutes de marche car l’adresse ou nous a emmené Google Maps ne correspond pas à l’adresse réelle. Nous arrivons finalement à 16h40 à l’agence, avec pas mal d’avance donc, sereins.

Enfin ça, c’était sans compter le mail reçu dans la matinée qui nous disait d’arriver à 16h à l’agence et qu’une navette allait nous emmener. Nous arrivons donc avec quarante minutes de « retard » et des agents stressés qui nous poussent à monter immédiatement dans la navette. La navette nous emmène donc, trente minutes plus tard, à l’emplacement où se trouve le bus : c’est littéralement à cinq minutes à pieds d’où nous avons été déposé 1h15 plus tôt…

Nous partons finalement avec dix minutes de retard sur l’horaire de base et les portefeuilles allégés grâce au taxi.

Le trajet se fait dans un sleeper bus, un bus couchette avec une dizaine de cabines où l’on voyage allongé. C’est assez confortable mais un peu petit. Il y a même des ports USB et une TV pour chaque cabine mais le chauffeur refuse de nous mettre le courant (on a beau lui demander plusieurs fois, il n’en a littéralement rien à foutre).

Tony en diagonale dans sa cabine

Nous arrivons à Sa Pa à 23h, en ayant fait trois pauses sur la route et mangé des cochonneries en guise de repas. Le taxi nous récupère vingt minutes plus tard et nous emmène au homestay de Mama Linh. Sur la route, nous imaginons les paysages et les montagnes qui nous entourent mais nous voyons uniquement les illuminations de la ville, aux couleurs des Hmong, le peuple qui vit à Sa Pa et au Nord du Vietnam.

Les lumières de Sa Pa

Nous avons environ une demie heure de taxi ; à la fin, les routes sont très étroites et très raides. Le taxi nous dépose à quinze minutes à pieds de la maison de Mama Linh : a partir de là, il n’y a plus de route seulement un étroit chemin bétonné montant en pente raide. Ici, seuls deux scooters ou deux piétons peuvent se croiser. En traversant le village, tous les chiens se réveillent pour nous accueillir par leurs aboiements.

Il est minuit pile et nous arrivons au homestay fatigués ; la nuit nous fera du bien.

La salle commune, où nous prendrons les repas

Lieux :