Hué by night

Jeudi 20 mars 2025 ·

On se retrouve ce jeudi matin, plus fatigués que jamais après cette deuxième soirée. Le lever est à 11h afin de pouvoir faire le check-out de la chambre à midi. Finalement, le Mc Morning de 4h37 du matin nous a certainement fait du bien même s’il avait un goût de frustration (je voulais un gros big mac moi).

L’homme le plus heureux du monde

On retrouve Loan au Phở Chào pour prendre notre 4e repas là bas (en 3 jours). La patronne nous offre un dessert bien meilleur qu’il en a l’air et nous achetons des noix de coco pour reprendre un maximum de points de vie.

Ensuite, on reste quelques minutes à la coloc passer le bonjour à Simon et debriefer de la soirée. Nous ne tardons pas car aujourd’hui nous nous envolons pour Hué, ancienne capitale du Vietnam pendant la dynastie Nguyễn (de 1802 à 1945) et ville située dans le centre du pays.

Le vol est programmé à 15h15 mais nous prenons de la marge afin d’être à l’aise la bas et de ne pas avoir à courir. Le chauffeur Grab qui nous emmène à l’aéroport est poli et discret mais conduit comme un assassin : il klaxonne en continu, remonte les files pour se placer premier au feu (en dépassant tout le monde sans pitié), fais des gros demis tours en plein milieu de la route et se fiche allègrement de couper la route aux scooters.

Arrivés à l’aéroport, l’enregistrement se passe bien mais on nous annonce que le vol est décalé à 16h00. Pas grave, on en profite pour marcher dans la grande zone commerciale avant le vol. Finalement vers 16h45 un bus nous emmène jusqu’à l’avion situé plus loin sur le tarmac. C’est un moment très agréable : tout le monde pousse, on est entassé les uns sur les autres et il fait une chaleur moite.

Une fois dans l’avion, bonne surprise : on est au niveau des évacuations, au milieu de l’avion. A nous la place pour les jambes !

L’épilation commence à dater

Tony adore particulièrement ce vol, notamment grâce aux rencontres. En effet, il s’est lié d’amitié avec son voisin de derrière qui met des grands coups dans son siège toutes les 5 minutes. Malheureusement, le vol ne dure qu’une heure et nos deux best friends doivent se séparer, trop timides pour mutuellement s’échanger les numéros.

Nous arrivons vers 18h30 à l’aéroport de Hué, après le coucher de soleil et avec des températures bien plus fraîches qu’à Saïgon. Le chauffeur Grab le plus poli et gentil du monde (vraiment) nous emmène à l’hôtel : l’Hotel Saïgon Morin.

L’Hotel Saïgon Morin au bord de la Rivière des Parfums

Nous savions que c’était un bel hôtel mais nous sommes surpris par sa taille; tout est immense. Un garçon d’hôtel vient nous accueillir, les plafonds sont hauts, les couloirs immenses et ils sont en train d’installer les décorations pour fêter les 124 ans de l’hôtel dans deux jours.

Un couloir ; Tony mesure 1m90 pour info (et son cœur est déjà pris)
Il y a aussi un bureau
Un peu de marbre dans la salle de bain, mais c’est léger

Voilà ce qu’on peut s’offrir pour 20€ par personne à Hué (petit déjeuner inclus et avec piscine, évidemment).

Nous ne nous baignerons pas, au grand regret de Tony

L’hôtel a en fait été construit pendant la période coloniale par des Français ; y sont exposées beaucoup de photos d’époque, des menus, et tout est traduit en français. Le nom de l’hôtel est celui de son fondateur, Monsieur Morin.

Français et Vietnamiens assistants à un « concert », avant 1945
Guide touristique
Menu d’époque

L’hôtel se situe dans le quartier riche de Hué, au bord de la Rivière des Parfums, sur la rive en face de l’ancien palais impérial. La contraste avec Saïgon (tout du moins, le quartier où nous avons passé le plus de temps) est frappant : on a l’impression qu’il s’agit d’un autre pays. Le quartier est riche, les avenues sont larges, les bouis bouis sont absents et la plus grande différence est le calme qui y règne.

Nous décidons de marcher un peu le long de la Rivière des Parfums avant d’aller manger ; les quais sont réservés aux piétons et agréables.

Une œuvre colorée

Ça fait vraiment plaisir de pouvoir marcher en ville comme ça, contrairement à Saïgon où c’est compliqué voir impossible. D’ailleurs, c’était assez étrange car on s’est fait dévisager plusieurs fois en 30 minutes de promenade, avec parfois des « Hello » amusés ; j’imagine que les gens ont moins l’habitude de croiser des blancs.

Les quais, calmes et illuminés

En sortant de l’hôtel, la première personne qui nous accoste est un conducteur de « tricycle » (ce mode de transport n’existe pas à Saïgon probablement à cause de la circulation trop dense et de l’état des routes). Sa première phrase : « Do you wanna get high ? Marijuana ? Lady boom boom ? » Et ça a du nous arriver 4-5 fois dans la soirée.

2025 est l’année du serpent
Votre narrateur préféré

Après cette petite marche, nous nous dirigeons à l’opposée afin de rejoindre la quartier avec tous les restaus. Ici c’est bien plus vivant, les karaokés ouverts sur la rue diffusent leur musique à volume maximum et les rues sont plus animées.

Nous choisissons un restau Viet bien noté et d’aspect propre, posé à l’étage dans un cadre coquet. On commande bien trop de bouffe pour deux, mais finalement il n’y aura aucun reste. Une marche digestive viendra conclure cette première soirée à Hué.

La raison de la marche digestive

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